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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 10:00

Je ne me suis pas laissé décourager par mes premiers échecs. Habitant dans paris, j'avais en fait beaucoup de temps pour construire et peu pour voler. Ca tombait bien, car comme vous l'avez surement compris mes vols duraient beaucoup moins longtemps que la construction et la réparation.

Pour la construction je partais de plans publiés dans des revues. Ma première grande construction a été un planeur d'environ 3 mètres d'envergure. Ben oui, faut pas se dégonfler .. J'étais parti d'un plan paru dans une revue, non pas en achetant le plan mais en extrapolant à partir de l'image du plan publié. En m'appuyant sur le texte relatant le montage, et en récupérant dans d'autres articles les coordonnées du profil, j'avais réussi à faire un montage "en l'air" (c'est à dire sans réellement avoir de plan).

Le planeur étair réalisé entièrement en balsa, plus un peu de pin (longerons) et de contreplaqué (couples). Je ne me souviens plus des détails, mais le planeur était 2 axes (pas d'ailerons) avec un stabilisateur pendulaire.

planeur 3m vosges petite tailleLes (courts) vols que j'ai pu faire ont montré que l'engin avait été globalement bien construit. Malheureusement mon inexpérience du pilotage, et le fait que je vole dans des endroits totalement inapropriés (le second point étant lié au premier) ne lui ont jamais permis de s'exprimer totalement.

J'ai équipé le planeur avec mon OS 1,5 cm3 en pylone et je me suis dit que les pentes Vosgiennes seraient idéales (mon père est vosgien et je passai chaque été les vacances dans notre vielle ferme). Mais bercé par mon innocence je n'avais pas compris qu'il faut choisir des pentes dégagées, bien orientées, propices aux ascendances et avec des possibilités d'atterrissages en contrebas.

Les premiers essais ont donc été désastreux : un jour je lançais depuis le champ au dessus de la ferme, mais le moteur à peine assez puissant pour maintenir le planeur en l'air (et surement avec un peu trop de piqueur) ne me permis pas de remonter. Je me retrouvais au dessus de la forêt de sapin en contrebas, je revois le planeur faire des allés et retour parallèlement à la pente, disparaissant parfois derrière les sapins puis réapparaissant quand je tirais sur le manche. Puis tout à coup plus rien, et un bruit énorme. J'ai retrouvé le planeur en piètre état au bord du ruisseau ou il avait dégringolé depuis le sommet des sapin.

Je réparais, et je changeais de terrain de vol. Je choisissais un champ derrière la mairie, à 200 mètres de la route, la pente était bien petite ... Je démarrai le moteur, lançais, l'engin perdait un peu d'altitude et je le stabilisai .... à 4-5 mètres de haut, longeant la route. Je ne savais pas quoi faire, quel ordre donner. t puis tout à coup il s'arrêta net. Il avait percuté de plein fouet un pylone electrique. L'avant était explosé, mais j'avais un copain dont le grand père était menuisier. Nous primes un morceau de bois de sapin, taillames un bloc, perçant des trous pour le passage des cordes à piano qui servaient de clé d'ailes, et c'était reparti. La photo plus haut correspond au planeur reconstruit à la suite de ce vol.

Je ne me souviens plus de tous les autres vols. Ce planeur a fait son dernier vol dans les plaines de l'oise. Ce fut un de ses vols les plus longs, il s'éloigna sans parvenir à gagner d'altitude, il était à 3 ou 4 mètres, je le laissai monter un peu puis essayais de le faire revenir et puis il se mit dans le soleil, il était loin, mise en vrille et crash.

Mais ce n'est pas pour autant que j'allais me décourager ...

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