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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 12:25

Dans les revues, on voit souvent dans les présentations de modèles de voltige des photos d'avion en vol dos à 5 m du sol ou moins. Je n'en suis pas encore là ...

On pourrait penser que le vol dos est aussi simple que le vol "ventre".Il n'en est rien et pour deux raisons principales :

- les commandes sont en partie inversées vu du sol : les ailerons rien n'est changé, manche à gauche l'avion sur le dos bascule sur la gauche. Par contre la profondeur est inversée, quand on pousse l'avion monte et quand on tire il descend. Pareil pour la direction, quand je pousse le manche à gauche la dérive se braque vers la gauche de l'avion mais ... avion vu de derrière depuis le sol elle braque à droite

- Une grosse partie de ses caractéristiques optimisées pour le vol "ventre" ne le sont pas en vol dos : le dièdre est inversé, le V longitudinal aussi, le profil de l'aile a des caractéristiques différentes et le différentiel si on en a mis est dans le mauvais sens ....Sauf dans le cas des avions de voltige avec profil biconvexe, dièdre nul et V longi nul ou là bien entendu sur le dos ou sur le ventre il n'y a pas de différence.

Ceci dit ce n'est qu'une habitude à prendre et il faut s'entrainer, ça vient petit à petit. Le point principal à se rappeler c'est que la profondeur est inversée. par ailleurs si on peut passer en vol dos par demi boucle ou par demi tonneau, il est impératif de systématiquement sortir du vol dos par un demi tonneau, et il faut que ce soit un réflexe : en cas de difficulté surtout ne pas sortir par une demi boucle, parce que si on est assez haut ça se passe bien, mais si on est un peu bas ... crash. Donc en cas de problème on pousse le manche et on fait un demi tonneau.

 

Après ... au début on va se contenter de petit bout de ligne droite, et on verra qu'il faut corriger en poussant le manche de profondeur pour rester à l'horizontale. Puis on va faire des cercles et là on se rendra compte que l'avion est beaucoup plus instable en roulis que en vol ventre, et puis qu'on doit aussi pousser pour que le virage se fasse à altitude constante. Ensuite on va faire des 8, des circuits rectangulaires, et enchainer les mêmes figures qu'en vol "ventre" : boucle (inversée), tonneau, renversement avec départ et retour dos, etc ... Et puis on volera de plus en plus bas.

 

Je n'en suis pas encore la. mais lors de ma dernière séance de vol je suis resté environ  minutes en vol dos, certes à assez haute altitude. Quelques séances auparavant je n'arrivais pas à faire un virage dos. ca rentre ....

 

 

 

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 14:25

Sept vols ce matin entre 10h15 et 12h30 ... Cela fait un vol toutes les 20 minutes. Il faut préciser que j'étais seul au terrain, donc j'ai enchaîner sans temps mort : premier vol avec un pack chargé à la maison, je pose je mets en charge à 3C (15 ampères), le temps que j'ai mis le deuxième pack dans l'avion, aller jusqu'à la piste, 8 minutes de vol, revenir ... le pack en charge est chargé à plus de 95% je le prends et mets celui qui a volé en charge, et ainsi de suite .. Pas le temps de souffler !

 

Donc l'entraînement continue : tonneaux, boucles inversées, vol dos (j'en reparlerai) et aujourd'hui une petit nouvelle, la vrille.

 

La théorie tout d'abord : on prend de l'altitude, ligne droite à plat, réduire la vitesse en tirant sur la profondeur, et au moment ou l'avion décroche on donne un coup de dérive l'avion bascule et se met en vrille.

Entrainement à la voltige : la vrille

J'avais déjà fait des essais et ... le Calmato refusait de décrocher. Il se mettait à parachuter gentiment. J'avais essayé en mettant la dérive à fond quand l'avion commençait à parachuter et il partait simplement dans un cercle descendant. Frustrant.

 

Un des pilotes à qui j'en ai parlé m'a dit qu'il fallait que j'essaye de reculer le centrage. Ok mais qui dit centrage reculé dit instabilité augmentée, il faut y aller doucement et vérifier ce que l'on fait.

 

Reculer le centrage pas difficile, vu qu'il y a 150 grammes de plomb collés sur le nez il suffit d'en enlever un peu. Donc j'ai supprimé 30 grammes. Le centrage est passé de 85 mm à 90 mm du bord d'attaque. Selon predimRC ça correspond à une marge statique de 4% donc cela semble raisonnable, mais il ne faut pas enlever plus de plomb avant d'avoir vu ce que ça donne.

 

Décollage, réglage du trim de profondeur, sens à cabrer (quand on modifie le centrage il faut modifier le réglage du trim, c'est systématique). Décollage, ça va. L'avion est un peu plus sensible aux ailerons, il réagit plus aux petites perturbations dues au vent mais c'est ok.

 

Mise en altitude, décrochage en ligne droite toujours pas très marqué malgré la profondeur en débattement maximum. Je vais faire plusieurs essais et finalement je réussi à trouver la bonne combinaison des commandes : baisser les gaz, maintenir l'avion en vol horizontal avec la profondeur, et quand il commence à s'enfoncer avec la profondeur à 3/4 de course tirer à fond sur le manche de profondeur et mettre la dérive en butée. Et là l'avion part dans une belle vrille.

 

La question qui se pose ensuite c'est de savoir comment ça va s'arrêter. en fait avec le calmato c'st très simple, suffit de remettre les manches au neutre et l'avion sort de la vrille. Enfin ça doit être à peu près ce que je fait, pas eu le temps d'analyser complètement le mouvement de mes doigts. Ce qui est certain c'est que la sortie est facile et propre.

 

Figure à travailler bien entendu, d'une part pour engager la vrille à tous les coups et d'autre part pour en sortir dans l'axe après avoir effectué le nombre de tours souhaité. Et puis bien entendu il faudra apprendre à faire la vrille face à moi en milieu d'axe de piste. Mais ça c'est pour un peu plus tard.

 

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 19:30

Bon, quand il faut y aller ....

 

J'avais déjà essayé de passer cette figure à l'automne et ça c'était terminé en ... je sais même pas comment décrire ça. Alors j'ai bouquiné un peu sur le sujet, en particulier un livre sur la technique du vol acrobatique (aviation grandeur) que j'avais acheté pendant les vacances de noël.

 

Le conseil c'est de décomposer la figure en deux parties, pour la travailler : le passage par l'avant d'une part, ou on par du vol horizontal et on fait une demi boucle par l'avant, et le remontée dos d'autre part, ou on part d'un vol dos pour faire une demi boucle inversée, en se retrouvant donc en vol à plat, un peu plus haut. Et curieusement ce n'est pas la partie de la figure que l'on croyait la plus compliquée qui va être la plus dure à exécuter.

 

Donc d'abord la remontée dos, parce que c'est ce qui parait le plus simple :

Entrainement à la voltige : la boucle inversée

Par prudence et bien que la figure soit montante, je fais les premiers essais en partant de haut. Pour cela je fais le passage dos par une demi boucle. stabilisation sur le dos, mise de gaz, je pousse et .. ça se passe plutôt bien. Mais j'ai eu un coup de chance, car dans les essais suivant ça va être moins brillant et se terminer en figures en forme de tire bouchon. Probablement parce qu'on est en vol dos, l'appareil est assez instable sur l'axe de roulis, et donc il faut contrer aux ailerons dès qu'il commence à pivoter. Par ailleurs au fur et à mesure que l'on avance dans la boucle la vitesse ralentit, les gouvernes perdent en efficacité et l'avion devient plus instable. Donc il faut entrer dans la figure avec une vitesse plus élevée que pour une boucle classique, et monter les gaz quand on approche de la verticale. Ceci étant, grâce à l'altitude, il n'y a pas de danger. Il faut simplement bien suivre l'avion si il se mat à tire-bouchonner pour savoir dans quel sens contrer.

 

Deuxième étape, le passage par l'avant. Cette partie est plus inquiétante, parce qu'il n'est pas naturel de pousser sur le manche et de faire piquer l'appareil vers le sol.

Entrainement à la voltige : la boucle inversée

Ici encore prise d'altitude et on pousse. La vitesse de l'avion doit être ni trop élevée ni trop faible, sachant que comme la figure est descendante on n'aura pas de problème de chute de vitesse pendant la figure. Donc vol à plat, on pousse pour engager l'avion dans un bel arrondi et ... tout se passe très bien. Avec ceci dit un diamètre de boucle qui me semble plus important que dans la boucle classique. En fait la seule difficulté de cette figure, c'est l'appréhension que l'on a à piquer vers le sol.

 

Dernière étape enchainer les deux demi figures pour faire une boucle inversée complète.

Entrainement à la voltige : la boucle inversée

On peut engager cette figure de deux manière distinctes : soit un départ dos et on commence par la remontée dos, soit on démarre en vol à plat et on commence par le passage par l'avant.  après coup je me rend compte que j'ai plus pratiqué aujourd'hui cette deuxième méthode, peut être parce qu'on sort du passage par l'avant quasi systématiquement à plat sur le dos sans problème et qu'on a une bonne vitesse en arrivant en bas. Si on commence par la remontée dos, la position de l'appareil à la fin de la première demi boucle est ... plus aléatoire et on peut être à une vitesse trop faible pour bien engager la partie descendante.

 

Ceci étant, pas de problème particulier, il faut bien travailler la figure en particulier aux ailerons dans la phase de remontée mais comme l'avion ne va pas très vite c'est finalement assez facile.

 

Donc n'hésitez pas, cette figure est finalement assez facile. Mais commencez à bonne hauteur.

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